
![]()



Nue
Par Amber O'Reilly
En vaut-il la peine
de se laisser envahir
d’ouvrir son corps-âme-esprit
pour y accueillir des pensées
traîtresses
Courte est notre vie
La vie n’est qu’une comédie
Je souffre et je désire
On souffle par l’envie du plaisir
Toujours appris que l’homme doit être humble
N’est-ce pas l’égoïsme de l’homme qui a tué le Christ
Et ce n’est pas fini
Au loin vit le misérable alors qu’ici on s’enrichit
Réduisons les armes de destruction massive
Mais n’est-ce pas nous qui créons les génocides
Les cercles de la nuit
L’applaudissement d’un drapeau,
Noir et éventé, taillé à même la peau
Des ventouses de la révolution
Et monstres de tentations
Libres et tissées d’absolu
De pureté morbide. Fils
D’impulsions ternies et colorées
De sang et de cieux. Le fil,
L’aiguille et l’effusion. Et
Coudre sa chair à même la terre
Exsangue de passions et d’espoirs.
Engraissée d’espaces lunaires et d’étoiles
Sans titre
par David Lachance
En pension d’aliments et de cigares volubiles éclairs
De chlore ratifié. Tu ne me cherches que dans
la cage des fines moustaches de mon être. Ces
poissons n’avaient pas le choix de sourire devant
Les photographes de la vie Vents de mots faussés
Et d’et interjection jactance de titres
administratifs. Touffeurs. Tout feux, tout flammes, je
Impeccables ne sont-ils pas ?
Les visages derrière lesquels on se cache des fois.
Accrochés avec tant de précision,
Aucun d'entre eux ne donnant ni position,
Ni à voir qui suis-je,
Car d'abord et avant tout je suis juste une tige.
Ian MacDonald, 18 ans, Collège Dawson
Pour Ian MacDonald, la poésie ne se limite pas à la maîtrise de la langue; celle-ci doit servir principalement à exprimer les idées et les images créées par le poète. Ian, qui a ici relevé le défi d’écrire dans une langue autre que sa langue maternelle, l’anglais, étudie les langues au Collège Dawson dans le but de voyager et d’exercer la profession de traducteur ou d’écrivain. Il adore la poésie et a une préférence pour celle de Robert Frost.